HEADERIMAGE

Archive for the ‘General’ Category

 
6. March 2017   |   Comments Closed

Quartett der Kritiker des Preises der deutschen Schallplattenkritik erstmals zu Gast in Luxemburg

Es ist der Oscar der klassischen Musik in Deutschland: Der Preis der deutschen Schallplattenkritik schmückt jeden Musiker, dem diese Ehre zu Teil wird. Seit 1963 hat sich der Preis zum Ziel gesetzt, künstlerisch herausragende Einspielungen zu würdigen und prämiert in verschiedenen Kategorien die besten erschienenen Interpretationen.

Über Interpretationen lässt sich naturgemäß auch trefflich streiten. Welch unterhaltsamer Genuss es sein kann, vier Kritikern bei der so leidenschaftlichen wie espritvollen Diskussion zu lauschen, lässt sich seit 2010 erleben, wenn das Quartett der Kritiker des Preises der deutschen Schallplattenkritik live alle Facetten verschiedener Interpretationen eines Werkes unter die Lupe nimmt. Am 17.3. ist das Quartett der Kritiker erstmals zu Gast in Luxemburg. Eleonore Büning (FAZ), Volker Hagedorn (Die Zeit u. a.), Peter Hagmann (NZZ) und Elisabeth Richter (freie Rundfunkautorin) diskutieren Einspielungen von Maurice Ravels Komposition Daphnis et Chloé, die im anschließenden Konzert mit dem Orchestre Philharmonique du Luxembourg und dem WDR Rundfunkchor Köln unter der Leitung von Gustavo Gimeno erklingt. Diese Premiere des Quartetts ist die seltene Gelegenheit, vier der wichtigsten Musikkritiker des deutschsprachigen Raums gemeinsam in Luxemburg zu erleben.

 17.03.2017, 18:00, Salle de Musique de Chambre

Quartett der Kritiker: Eleonore Büning (FAZ), Volker Hagedorn (Die Zeit u.a.), Peter Hagmann (NZZ), Elisabeth Richter (Freie Rundfunkautorin)

Das Konzert beginnt um 20:00h.

Orchestre Philharmonique du Luxembourg 
WDR Rundfunkchor Köln
Gustavo Gimeno direction
Håkan Hardenberger trompette

Maurice Ravel: Une barque sur l’océan
Mark-Anthony Turnage: Håkan
Maurice Ravel: Daphnis et Chloé.

20. February 2017   |   No Comments

Le Château de Barbe-Bleue

170308_OPL_Chateau_barbe-bleu_blog_kleiner

auteur: Charlotte Brouard-Tartarin

Cinquante nuances de bleu

Dresser un panorama exhaustif des figures de Barbe-Bleue dans l’art et la littérature s’apparente à un véritable défi dont notre texte ne sera pas l’objet. Cependant, certains écrits, certaines représentations ou mises en musique ont marqué leur époque et se sont imposés au fil des siècles. De Charles Perrault à Amélie Nothomb en passant par Gustave Doré et Béla Bartók, voyage à travers un mythe.

 

Au commencement n’était pas que Charles Perrault

Dans les pays francophones, l’histoire de Barbe-Bleue est passée à la postérité grâce notamment au conte écrit par Charles Perrault (1628–1703) et paru à Paris en 1697. Dans le recueil intitulé Histoires ou Contes du temps passé, avec des moralités et portant au dos la mention Contes de ma mère l’Oye, La Barbe-Bleue côtoie sept autres contes, Cendrillon, Le Petit Poucet ou encore La Belle au bois dormant pour n’en citer que quelques-uns. Destinés aux enfants, ils comportent pourtant plusieurs niveaux de lecture : dans le récit qui nous intéresse ici, les terreurs d’adultes sont symbolisées par la « chambre interdite », lieu du tabou, et la terrible vision des corps attachés se reflétant dans le sang caillé au sol. On oublie aussi souvent que ces contes, tout comme les Fables de La Fontaine, se terminent par une morale ; il y en a même deux pour La Barbe-Bleue. La première souligne les dangers de la curiosité tandis que la seconde ironise sur les femmes modernes qui font ce qu’elles veulent de leur époux, tout en ancrant le conte dans le « temps passé », ce qui peut être interprété comme une référence aux récits historiques qui auraient contribué à façonner le mythe.

Le mythe trouve tout d’abord son origine dans une tradition orale qui, par sa nature même, n’est pas fixée. Aux divers récits qui circulent se superposent l’histoire d’Henry VIII roi d’Angleterre, celle de Gilles de Rais ainsi que la légende bretonne de sainte Tréphine. Le premier, tyran au physique imposant, a été marié à cinq reprises ; il est tristement connu pour avoir fait exécuter deux de ses épouses. Le second est un seigneur de l’Ouest de la France, né au début du 15e siècle. Jugé et condamné pour de nombreux meurtres d’enfants, cette figure historique est celle qui se confond le plus fréquemment avec Barbe-Bleue. Toute l’iconographie qui le représente est postérieure à sa vie, aussi il est impossible de vérifier s’il était porteur d’une quelconque particularité physique. À ces deux personnages s’ajoute la légende de sainte Tréphine (ou Tryphine), cinquième épouse du sanguinaire roi Conomor qui faisait exécuter ses femmes dès qu’il apprenait qu’elles étaient enceintes. Sainte Tréphine est ressuscitée par saint Gildas ; l’histoire participe d’ailleurs davantage du culte de ce dernier que de l’établissement de la légende de Barbe-Bleue.

 

Un mythe littéraire souvent mis en musique

Bien avant d’arriver à Béla Bartók qui est l’objet du concert de ce soir, de nombreux compositeurs se sont penchés sur le conte de Perrault pour en réaliser une adaptation musicale. Par son intrigue marquante et ses personnages caractérisés, l’histoire ne pouvait que retenir l’attention, aussi bien des auteurs que du public. Le premier ouvrage significatif, celui d’André Grétry, est représenté pour la première fois à l’Opéra Comique le 2 mars 1789. Son Barbe-Bleue, (ou Raoul Barbe-Bleue), composé à la veille de la Révolution française, a été perçu à l’époque comme une critique de la toute-puissance seigneuriale et la remise en cause de l’absolutisme. En 1866, c’est au tour de Jacques Offenbach de choisir le mythe pour l’un de ses opéras-bouffes. En trio avec Henri Meilhac et Ludovic Halévy, il signe comme à son habitude une œuvre joyeuse, à l’érotisme prégnant. Le conte original disparaît bientôt au profit d’une mise à mal douce-amère de l’institution qu’est le mariage.

À la charnière entre le 19e et le 20e siècle, c’est l’écrivain belge Maurice Maeterlinck (1862–1949) qui va redonner une seconde jeunesse à la légende. Auteur du mélodrame Pelléas et Mélisande, mis en musique par Debussy, il publie sa pièce Ariane et Barbe-Bleue en 1901. Originellement destinée à devenir un livret pour Edvard Grieg, c’est finalement le compositeur français Paul Dukas (1865–1935) qui s’en empare pour en faire son unique opéra. Mêlant mythe antique et conte de fées, la curiosité y est élevée en valeur positive ; Ariane représente la liberté et l’esprit de conquête.

En revanche, le propos est résolument pessimiste chez Béla Balász, librettiste de Bartók qui avait assisté à la première de l’œuvre de Dukas à l’Opéra Comique le 10 mai 1907, louant « un livret du plus haut intérêt ». Psychanalyse et expressionnisme ont supplanté le symbolisme ; la curiosité de Judith, motivée par son amour, provoque sa perte. Ployant sous sa parure comme sous le poids de la connaissance des lourds secrets de son époux, elle rejoint les autres femmes prisonnières.

Nous n’avons évoqué ici que les exemples les plus connus du mythe de Barbe-Bleue mis en musique. Pour compléter cette liste, citons pêle-mêle la « folie-féerie en deux actes, mêlée de chants et à grand spectacle » Barbe-Bleue de Nicolas Brazier et Frédéric Dupetit-Méré, Le Château de Barbe-Bleue d’Armand Limnander et Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges en 1851, le ballet pantomime Barbe-Bleue de Charles Lecocq et Richard O’Monroy, Ritter Blaubart (Le Chevalier Barbe-Bleue) d’Emil Nikolaus von Reznicek, « l’opéra cinématographique » de Maurice Jaubert pour le film d’animation Barbe-Bleue de René Bertrand en 1935, L’Ottaca moglie de Barbablù (La Huitième femme de Barbe-Bleue) de Vito Frazzi, Blaubart de Camillo Togni et enfin le conte musical Douce et Barbe Bleue, texte intégral de Charles Perrault mis en musique par Isabelle Aboulker en 2009.

Il convient de parler aussi des réécritures purement littéraires du mythe, parues notamment depuis le début du 20e siècle. Poèmes des Américaines Edna St. Vincent Millay (Bluebeard, 1917) et Sylvia Plath, nouvelles et fables d’Anatole France (Les Sept femmes de la Barbe-Bleue, 1921) à Cécile Coulon (2015) en passant par Pierrette Fleutiaux (Petit Pantalon Rouge, Barbe-Bleue et Notules, 1984), romans de Yoko Ogawa (Hotel Iris, 1996) et Amélie Nothomb (Barbe Bleue, 2009) sans oublier les pièces de théâtre de Dea Loher (Barbe bleue ou l’espoir des femmes, 2001) et Carole Fréchette (La Petite Pièce en haut de l’escalier, 2008).

Mentionnons également des auteurs comme Margaret Atwood, Angela Carter, Suniti Namjoshi, Luisa Valenzuela, Sofía Rhei et Silvina Ocampo, qui dénoncent le conditionnement autant moral que social et le traitement des femmes dans le conte, s’inscrivant dans la critique féministe de Barbe-Bleue.

 

Déclinaisons en images

Le conte, par nombre de ses détails, porte en lui un important potentiel visuel : les « meubles en broderie » et les « carrosses tout dorés », la clef tâchée de sang, « le soleil qui poudroie et l’herbe qui verdoie », sans oublier bien sûr la barbe de couleur bleue d’après laquelle le principal protagoniste de l’histoire est nommé.

Mythème (principe fondamental d’un récit mythique selon Claude Lévi-Strauss) le plus évident, sa signification est interprétée diversement : écho mythologique, symbole d’une sexualité masculine exacerbée ou au contraire défaillante, rappel des origines indéterminées du personnage (on ne connaît pas la source de sa fortune), évocation de la pilosité du diable voire stéréotypes liés à l’étranger oriental.

Les adaptations de Barbe-Bleue dans les arts visuels, qu’elles soient fidèles au conte de Perrault ou qu’elles s’en inspirent librement, sont multiples. Les gravures sombres et virtuoses de Gustave Doré (1832–1883) en sont l’un des exemples les plus célèbres. Aux 19e et 20e siècles, plusieurs illustrateurs britanniques comme Walter Crane, Arthur Rackham, William Heath Robinson, Edmund Dulac et John Austen se sont aussi intéressés à cette histoire, tout comme le Danois Kay Nielsen, le Français Marcel Pignal et l’Irlandais Harry Clarke.

Les films qui se rapportent à Barbe-Bleue ont aussi été nombreux, depuis Georges Méliès dès les débuts du cinéma en 1901 jusqu’à Catherine Breillat en 2009 ; il existe aussi des dessins animés comme celui d’Aleksander Boubnov La Dernière femme de Barbe Bleue (Ukraine, 1996) ou de Ben Carroll Bluebeard (Grande-Bretagne, 2007). Tentons de compléter notre inventaire en mentionnant les bandes dessinées du duo Jacques Martin-Jean Pleyers (1984), de Jean-Pierre Kerloc’h et Sébastien Mourrain (2007) et de Lotte Beatrix (2011) ainsi que l’existence d’un jeu vidéo intitulé Bluebeard’s Castle.

Écartons nous enfin des arts visuels pour citer deux ballets liés à notre thématique, Barbe-Bleue de Marius Petipa (1896) et Blaubart de Pina Bausch (1977).

Symbole de la cruauté masculine et de l’assujettissement féminin, représenté sous les traits les plus effrayants, Barbe-Bleue est la figure centrale d’un conte psychanalysé, maintes fois analysé, modernisé et hybridé. Mythe malléable, en perpétuelle mutation, il est l’un des exemples les plus significatifs de l’appropriation d’un récit ancré dans la conscience collective et de sa nécessaire adaptation aux préoccupations de chaque époque. La morale initiale s’éloigne peu à peu mais la finalité reste toujours la même : marquer les esprits des lecteurs et désormais des spectateurs.

13. February 2017   |   No Comments

La musique de Gustav Mahler – Ein Mahler-Buch

Cette saison 2016/17, la musique de Gustav Mahler – objet de fascination tant pour les mélomanes que pour les musiciens – est présente dans des interprétations de solistes, de chefs et d’orchestres de premier ordre à la Philharmonie Luxembourg dans plusieurs séries de concerts. La Philharmonie saisit cette occasion pour assortir les programmes du soir d’un livre consacré à Mahler.

Mahler_packshot_blog

Ce livre a pour ambition de révéler plusieurs aspects de l’univers de Mahler: celui du compositeur et du chef d’orchestre, de ses compositions, de la réception de son œuvre dans les salles de concert ainsi que du point de vue de l’enregistrement, mais aussi de son influence sur la musique des 20e et 21e siècles. Ce sera l’opportunité de découvrir notamment les thèmes centraux et les motifs récurrents dans l’œuvre de Mahler, la raison pour laquelle il a influencé comme aucun autre tant de compositeurs après lui, ou encore quel rôle a joué le développement de la facture instrumentale dans la naissance du «son mahlérien».

 

Il s’adresse à ceux qui découvrent Mahler comme aux passionnés. Il invite à pénétrer dans le monde de Mahler et à s’y plonger: le lire et l’écouter, notamment lors de concerts à la Philharmonie Luxembourg.

 

In der Spielzeit 2016/17 ist Gustav Mahler – Faszinosum für Hörer und Musiker gleichermaßen – mit seiner Musik in Interpretationen herausragender Solisten, Dirigenten und Orchester in den unterschiedlichsten Konzertreihen der Philharmonie präsent. Die Philharmonie nutzt diese Gelegenheit, die so zahlreichen wie vielfältigen Konzerte mit Werken Mahlers zusätzlich zu den Abendprogrammen mit einem Buch zu begleiten.

 

Dieses Buch möchte Einblicke in die Welt Mahlers bieten – in die Welt des Komponisten und Dirigenten, in seine Kompositionen, in die Rezeption seines Werks im Konzertsaal wie auf Schallplatte und CD, und in seine Wirkung auf die Musik des 20. und 21. Jahrhunderts. Erfahren Sie beispielsweise, was die zentralen Themen und Motive von Mahlers Werk sind, warum er so viele nachfolgende Komponisten beeinflusst hat wie kaum ein anderer oder welche Rolle die Entwicklung des Instrumentenbaus für die Entstehung des sogenannten «Mahlerklangs» spielt.

 

Das Buch ist genauso geschrieben für Menschen, die noch nie ein Werk Mahlers gehört haben, wie für Mahler-Enthusiasten. Es möchte einladen, Mahlers Welt zu entdecken und sich in sie zu vertiefen: lesend und hörend – nicht zuletzt in den Konzerten der Philharmonie Luxembourg.

 

L’œuvre de Gustav Mahler à la Philharmonie Luxembourg pendant la saison 2016/17

 

Vendredi / Freitag / Friday

23.09.2016 20:00 GA (Grands solistes)

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Gustavo Gimeno direction

Thomas Hampson baryton

Mahler: Des Knaben Wunderhorn / Lieder, Humoresken und Balladen (extraits)

Coll: Mural (création)

Debussy: La Mer

 

Jeudi / Donnerstag / Thursday

06.10.2016 20:00 GA (Grands solistes)

Sächsische Staatskapelle Dresden

Myung-Whun Chung direction

Sir András Schiff piano

Schumann: Klavierkonzert

Mahler: Symphonie N° 5

 

Lundi / Montag / Monday Option A

17.10.2016 20:00 GA (Grands solistes)

Rotterdam Philharmonic Orchestra

Yannick Nézet-Séguin direction

Hélène Grimaud piano

Haydn: L’isola disabitata Hob. XXVIII: Ouverture

Bartók: Concerto pour piano et orchestre N° 3

Mahler: Symphonie N° 1 «Titan»

 

Lundi / Montag / Monday

24.10.2016 20:00 GA (Grands chefs / Luxembourg Festival 2016)

Royal Concertgebouw Orchestra

Daniele Gatti direction

Wagner: Die Meistersinger von Nürnberg: Vorspiel

Götterdämmerung: Tagesgrauen; Siegfrieds Rheinfahrt; Trauermusik beim Tode Siegfrieds

Mahler: Symphonie N° 10: 1. Adagio

Berg: Drei Orchesterstücke

 

Mardi / Dienstag / Tuesday

13.12.2016 20:00 SMC (Récital vocal)

Dorothea Röschmann soprano

Malcolm Martineau piano

Schubert: Gesänge aus Wilhelm Meister op. 62 N° 2-4 D 877 (Mignon-Lieder)

«Kennst du das Land» D 321

«Nachtstück» D 672

Mahler: Rückert-Lieder

Wolf:  Mörike-Lieder N° 46, 11, 42, 39, 13, 8

Goethe-Lieder N° 5, 6, 7, 9 (Mignon-Lieder)

 

Samedi / Samstag / Saturday

21.01.2017 20:00 GA (Grands chefs)

London Symphony Orchestra

Sir Simon Rattle direction

Mahler: Symphonie N° 6 «Tragische»

 

Lundi / Montag / Monday Option A2

06.02.2017 20:00 GA (Grands orchestres)

Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks

Mariss Jansons direction

Mahler: Symphonie N° 9

 

Jeudi / Donnerstag / Thursday

16.02.2017 20:00 GA (Grands rendez-vous)

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Gustavo Gimeno direction

Miah Persson soprano

Ian Bostridge ténor

Britten: Passacaglia

Nocturne

Mahler: Symphonie N° 4

 

Vendredi / Freitag / Friday

02.06.2017 20:00 GA (Grands orchestres)

Orchestre Philharmonique du Luxembourg

Eliahu Inbal direction

Mahler: Symphonie N° 10 (arr. D. Cooke)

 

Samedi / Samstag / Saturday

17.06.2017 20:00 GA (Grands chefs)

Symphonieorchester des Bayerischen Rundfunks

Gustavo Dudamel direction

Mackey: Mnemosyne’s Pool

Mahler: Symphonie N° 1 «Titan»

 

 

3. February 2017   |   No Comments

Der Teufelsgeiger

«Der Teufelsgeiger» für Kinder im Alter zwischen 9 und 12 Jahren

Öffentliche Generalprobe am 04.02.2017 in der Salle de Musique de Chambre

Außergewöhnliche Konzerterlebnisse für junges Publikum liegen der Philharmonie am Herzen. In der Konzertserie „Miouzik“ feiert am Sonntag, 05.02.2017 das spektakuläre Projekt, der „Teufelsgeiger“ rund um den Geigenvirtuosen und Komponisten Niccolo Pagani Premiere.

Alle Kinder und Erwachsene, die keine Tickets für das ausverkaufte Konzert erhalten haben, sind sehr herzlich zur kostenlosen öffentlichen Generalprobe am Samstag, 04.02.2017, 15:00 in der Salle de Musique de Chambre eingeladen. Anmeldungen per E-Mail an education@philharmonie.lu.

Iskandar Widjaja, deutscher Violinist und Preisträger zahlreicher internationaler Wettbewerbe, verkörpert den italienischen Geigenvirtuosen Niccolo Paganini. Regisseurin Nelly Danker, die zuletzt im Philharmonie-Zyklus „Bout’chou“ zu Gast war, hat das visuelle Konzert gemeinsam mit dem Videokünstler Sami Bill entwickelt. Mit dabei ist auch der Pianist Massimiliano Iezzi am Klavier.

Ich habe den Künstler Iskandar Widjaja während der Proben für dieses Projekt begleitet. Eine charismatische und inspirierende Persönlichkeit, die nur so vor Energie sprüht. Er nimmt sein Publikum auf eine spannende Reise mit und zeigt ihnen das unglaublich facettenreiche Repertoire von Paganini.

Wir haben uns Iskandar Widjaja nach den Proben zum Interview getroffen und spannende Einblicke erhalten:

Der „Teufelsgeiger“ richtet sich an Kinder zwischen 9 bis 12 Jahren. Was macht die Arbeit mit jungem Publikum aus/besonders?

Ich arbeite sehr viel und sehr oft mit Kindern. Es ist wirklich ein Unterschied, wie alt sie sind und meine Arbeit muss auf die jeweilige Altersklasse zurechtgelegt werden. Die 9 bis 12-Jährigen wissen schon sehr viel, da kann man gut anspruchsvolle, nuancierte Sachen machen. In diesem Paganiniprogramm gehen wir in die Tiefe der Figur „Paganini“ und zeigen einen reisenden, virtuosen Solisten. Die Figur zeigt auch Parallelen zu meinem Leben: Das Reisen, das Üben und die Anstrengung. Mit der Repertoireauswahl bin ich auch so vorgegangen, dass ich Stücke nehme, die beeindruckend sind, die alle Welten abdecken. Auch die gesanglichen, romantischen Sachen und die unverkennbaren Melodien wie La Cappela, hat jeder schon mal gehört.

Paganini war ein phänomenaler Geiger, Komponist und eine Art Popstar des Musiklebens. Was macht die Figur Paganini heute interessant?

Paganini war ein Phänomen. Er kann nicht richtig in die Geschichte eingeordnet werden. Die Geigenliteratur hat sich entwickelt und dann kam die Figur „Paganini“, die sich getraut hat, auszuprobieren. Niemand vorher ist so weit gegangen. Er hat die Geigentechnik revolutioniert. Das war mit sehr viel harter Arbeit verbunden. Es ist auch bekannt, dass sein Vater ihn als Kind gedrillt hat. Heutzutage ist es nicht anders, wenn du an die Spitze deiner Profession gehen willst. Die Sache, die bei Paganini spannend ist, ist die Sache der Vermarktung. Er hat schon damals wie niemand anders vor ihm, es extrem ausgereizt. Es gab Paganinitorten, Paganiniseifen und alles Mögliche. Er hat auch die Story um seine Persönlichkeit mitunterstützt, also die Legende, dass er mit dem Teufel einen Pakt hat. Während seiner Konzerte hat er zum Teil die Seiten so präpariert, dass sie gerissen sind. Es war eine Art Show und auch das rundherum. Heute sehen wir es stärker denn je, in jedem Bereich der Kunst, sei es in der Klassik oder Pop. Ich möchte Paganini gar nicht in so eine Vermarktungsmaschinerie drängen, sondern bei ihm war alles sehr authentisch, was er alles gemacht hat. Ich denke, das ist auch der Schlüssel für seinen Erfolg. Paganini hatte eine unglaubliche Substanz als Künstler, die die Leute faszinierte. Die Leute konnten sich ihm gar nicht entziehen und sogar großartige Komponisten wie Schumann und Liszt waren von der Figur Paganini fasziniert und haben sich in diesen Sog mit einziehen lassen.

Das Repertoire von Paganini ist für jeden Geiger eine Herausforderung. Wie gingen Sie mit dieser Herausforderung um?

Schon in meinen Teenagerjahren habe ich mit den Paganini-Capricen angefangen. Das 1. Violinkonzert habe ich bei der Aufnahmeprüfung an der Hochschule der Musik in Berlin gespielt. Paganini hat mich lange begleitet und als 11-Jähriger habe ich schon heimlich die Capricen angefangen zu üben. Ich war so fasziniert vom sportlichen Aspekt, dass man die instrumentalen Mittel so ausreizen kann, bis ins quasi Unmögliche. Ich habe viele Stunden in meinem Leben verbracht, Paganini zu üben. Ich glaube, es gibt auf fast keinem Instrument solche Kompositionen, die so an die Grenzen des technischen Möglichen gehen. Paganini hat so was Besonderes, Unerreichbares, Diabolisches und ich denke, die Capricen waren damals gar nicht für den Konzertgebrauch vorhergesehen. Paganini hat sie nur als Etüden konzipiert. Heutzutage ist das geigentechnische Niveau sowieso gestiegen und die Capricen werden auch öffentlich gespielt.

Ich denke, wenn man den Geist von Paganini erfassen will, dann gehört noch mehr dazu als die Technik alleine. Da gehört auch die ganze Aura mit rein, das Geschmeidige, Verführerische, was er hatte, was wir auch von Augenzeugenberichten wissen.

Was bewundern Sie an der Person Niccolo Paganini?

Er hat extrem hart gearbeitet. Ich glaube nicht wirklich an Talent, sondern an Willensstärke und Vision. Diese zwei Dinge brauchst du, um es an die Spitze für welche Profession auch immer zu bringen. Diese zwei Eigenschaften hatte er garantiert. Er hat mehr gearbeitet als jeder anderer, mit unglaublicher Hartnäckigkeit und Zwang. Er hat sich so seine Marke erschaffen, und das ist bewundernswert. Diese Marke lebt noch nach 100 von Jahren nach seinem Tod weiter. Jeder Musiker hat den Namen Paganini schon Mal gehört. Er ist für sie eine Ikone geworden. Als er mit der Geige alles erreicht hat, hat er noch ein zweites Instrument gelernt, die Gitarre. Er hat sich immer neuen Herausforderungen gestellt und sich neue Ziele gesetzt. Er hat mit der Geige alles erreicht, was man erreichen kann und hat sich dann sofort ein neues Ziel gesetzt. Er hat auch Kompositionen für die Gitarre geschrieben. Diesen unglaublichen Drive von Paganini bewundere ich.

Auch Sie sind ein sehr bekannter Geiger, wie ist es bzw. war es für sie während des Probens, einen ebenso virtuosen berühmten Geigenspieler zu verkörpern?

Unser Ansatz war es nicht Paganini nachzuahmen, sondern die Figur Paganini sollte in Relation zu einem modernen reisenden Virtuosen stehen, d.h. ich kann bei den Aufführungen mehr oder weniger mich selber sein. Ich wurde gecastet für dieses Projekt, weil ich in meiner Art an ihn erinnere. Wie er habe ich anscheinend etwas Wildes und Diabolisches. Als Künstler muss man sich immer in eine Person hineinversetzen können, auch immer in die Gedankenwelt des Komponisten. Man muss nachspüren können, was er oder sie empfunden haben könnte. Das ist eine Art all-consuming work. Mit Übung kann man dies erreichen. Sicher hilft es, darüber zu lesen und die biografischen Eckdaten zu kennen. Aber das meiste ist in der Musik codiert. Ich glaube, dass die Komponisten die Noten als verschlüsselten Code brauchen, um ihre Gedankenwelt niederzuschreiben und die müssen wir als Interpreten verschlüsseln. Es geht nur um die reine Musik, in konzentrierter Form in die Noten hineingelegt.

21. October 2016   |   Comments Closed

Tandem of freedom and spontaneity

Michael Wollny and Vincent Peirani (photo: ACT, Joerg Steinmetz)

Michael Wollny and Vincent Peirani (photo: ACT, Joerg Steinmetz)

If you like soul, you know Motown. If you like jazz, you know Blue Note. These two record labels became household names thanks to the influence they had on the industry. Now if you’re looking for a contemporary equivalent, chances are you’ll land on ACT. More

17. October 2016   |   Comments Closed

Klassikstars in der Schule

Júlio Resende

Júlio Resende

Im Rahmen des Schulprogramms «Klassikstars in der Schule», besuchte der Pianist Júlio Resende am Freitagvormittag die ISL (International School of Luxembourg). More

14. October 2016   |   Comments Closed

Jazz meets avant-garde

Igor Stravinsky (photo: Richard Avedon)

Igor Stravinsky (photo: Richard Avedon)

Do you ever stumble upon a blog post or press article only to hear about the same topic over and over again in the following days? This piece of information that had never crossed your mind is now seemingly everywhere, turning into a motif of your everyday life. That’s what’s happened with Stravinsky this week. More

16. August 2016   |   Comments Closed

Une chance unique de jouer avec l’OPL

OPL (photo: Alfonso Salgueiro)

photo: Alfonso Salgueiro

S’asseoir un jour au sein d’un orchestre professionnel et participer à un grand concert avec son propre instrument, de nombreux musiciens amateurs ont probablement déjà rêvé de cela. Pour l’un d’entre eux, ce rêve deviendra réalité le 24 septembre 2016, lorsque la Philharmonie ouvrira grand ses portes pour «Orchestramania» et que l’OPL réservera une chaise d’orchestre pour un ambitieux musicien. More

10. June 2016   |   No Comments

EUYO: la suite!

Claudio Abbado dirigeant l'EUYO

Claudio Abbado dirigeant l’EUYO

Le European Union Youth Orchestra n’en a pas fini de se battre pour sa survie mais les nouvelles sont encourageantes. More

3. June 2016   |   No Comments

#scandal #sacre #stravinsky: Philharmonie sucht junge Künstler

photo: Alfonso Salgueiro

photo: Alfonso Salgueiro

Für das Projekt «#scandal #sacre #stravinsky» sucht die Philharmonie und das Orchestre Philharmonique du Luxembourg Jugendliche im Alter von 14 bis 18 Jahren, die eine eigene Bühnenperformance entwerfen und diese im großen Saal der Philharmonie präsentieren möchten. More

older entries

Philharmonie Luxembourg

Inaugurated in 2005, the Philharmonie Luxembourg now hosts over 400 events a year (classical music, jazz, world music, new music) and is one of Europe’s main concert halls. it is also the home of the Orchestre Phiilharmonique du Luxembourg.

About the Philharmonie

Categories

Archives


Copyright © 2010 Philharmonie Luxembourg | Powered by Wordpress ContactImprint