Le dessinateur français Blutch (Grand Prix de la Ville d’Angoulême 2009) est passionné de jazz. Ou plutôt était. “Depuis 15-20 ans, j’en ai tellement convoité, acheté, accumulé, acheté que je suis devenu une espèce de… spécialiste”, explique son alter ego en pleine crise de doute au début de Total Jazz. “Je tourne en rond… Je ressasse… Il ne faut pas trop se fréquenter soi-même… Faudrait pouvoir s’oublier.” Difficile à faire quand les éditions Cornélius décide de ressortir les pages publiées dans le magazine Jazzman. More
Les élèves de l’Ecole Française de Luxembourg ont pu, au cours de plusieurs rencontres, poser toutes leurs questions aux musiciens de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg et ainsi découvrir le métier de musicien professionnel, mais aussi le fonctionnement d’un orchestre et d’une salle de concerts. More
Les élèves de l’Ecole Française de Luxembourg ont pu, au cours de plusieurs rencontres, poser toutes leurs questions aux musiciens de l’Orchestre Philharmonique du Luxembourg et ainsi découvrir le métier de musicien professionnel, mais aussi le fonctionnement d’un orchestre et d’une salle de concerts. More
Two very different concerts last Thursday and Friday at the Philharmonie. Did you attend any of them?

Jean-Guihen Queyras lors du “backstage – meet the artist” du 16.05.2013, juste avant son concert solo dans la Salle de Musique de Chambre de la Philharmonie – photo (c) Sébastien Grébille
Jean-Guihen Queyras était à la Philharmonie Luxembourg pour un récital comprenant des œuvres de Bach, Kodály, Ligeti, Mason et Stroppa. La Suite für Violoncello solo N°5 de Johann Sebastian Bach et la Sonate pour violoncelle seul op. 8. de Zoltán Kodály demande que l’instrument soit désaccordé. Ce procédé s’appelle la «scordature». Mais que signifie exactement ce terme ? Nous avons posé la question à Jean-Guihen Queyras qui nous a aussi joué quelques exemples.
Some time ago we did a piece about crossovers between classical music/opera and pop music. We scanned the rap, R’n’B and electronic music repertoires but there’s one genre we completely forgot about: the Eurovision style! Fortunately I was in front of my television last Saturday when the Romanian candidate appeared on screen and scared the hell out of my ears. More
Le Rio Grande do Sul, les gauchos, la gaïta ponto (gaïta quoi ?) : autant de concepts qu’il vous faudra comprendre si vous voulez savourer toute la virtuosité du Renato Borghetti Quartet en concert ce jeudi 23 mai 2013 à la Philharmonie.
Reprenons depuis le début : le Rio Grande do Sul est l’Etat le plus méridional du Brésil aux frontières de l’Argentine et de l’Uruguay. Tous trois partagent la même culture, celle des gauchos, les gardiens de troupeaux de la pampa sud-américaine. Outre leurs vêtements et leur cuisine, les gauchos se distinguent par leur musique, où l’accordéon joue un rôle prédominant. Au XIXe siècle, la région est une terre d’accueil pour les immigrants européens : Russes, Polonais, Allemands, Français, Italiens,… Tous apportent avec eux leurs coutumes, leurs danses (mazurka, polka, valse) et leurs instruments de musique dont l’accordéon. Sur place, les créoles se les approprient, les adaptent et donnent naissance à des genres musicaux originaux : le chamamé (qui évoque la polka mais sur un rythme de 6/ 8), la chacarera (qui se caractérise essentiellement par un rythme ternaire et l’emploi d’instruments à cordes) et la milonga (la sœur aînée du tango, à l’origine un chant, une variante des longues improvisations typiques des payadores, les chanteurs populaires de la pampa s’accompagnant d’une guitare).
Depuis près de 20 ans, Renato Borghetti et son groupe proposent cette musique traditionnelle, festive et riche en émotions, en y incorporant des touches de pop, de jazz, de fado et de tango et en laissant une large place à l’improvisation. Mais ce n’est pas la seule particularité de ce groupe. Si le Renato Borghetti Quartet (ou Quintet ou Sextet, tout dépend des tournées) a atteint depuis quelques années une stature internationale – il a notamment joué avec des grosses pointures comme Stéphane Grappelli ou Ron Carter – et est devenue une véritable institution au Brésil, elle le doit en grande partie à son leader charismatique.
D’origine italienne comme son nom l’indique, de nationalité brésilienne et gaucho par passion, Renato Borghetti est un virtuose de la gaïta ponto, un petit accordéon diatonique à boutons dont la sonorité est plus profonde que celle de l’accordéon normal. «On l’appelle gaita ponto à cause des caractéristiques de cet instrument. Chaque bouton a deux accords, un quand vous l’ouvrez et un autre quand vous le fermez. Il ne comporte qu’un seul bouton ayant le même accord à l’ouverture et à la fermeture des soufflets. Le piano accordéon (plus grand) est de loin plus populaire que celui-ci dans le Rio Grande do Sul. C’est la raison pour laquelle il y a très peu de musiciens capables de jouer de cet instrument.» Pour la petite histoire, Renato Borghetti est très actif dans la préservation du gaita ponto dans sa région. Il a initié le projet Fabrica de Gaiteros qui fabrique depuis fin 2010 le premier accordéon diatonique à son nom, le Borghetti, et qui organise des cours d’accordéon pour les enfants défavorisés.
Borghettinho, comme l’appellent ses fans, est aussi et surtout un entertainer hors pair capable de transcender les foules par son énergie, ses corps-à-corps physiques avec son instrument à la limité de l’acrobatie et de la voltige et son humour complice et communicatif avec ses trois musiciens : Daniel Sa à la guitare et Pedro Figuereido à la flûte et au saxophone, qui l’accompagnent depuis ses débuts, ainsi que Vitor Peixoto au piano. Son look gaucho, dont il ne s’est jamais départi, y est aussi pour quelque chose. Les cheveux longs, le chapeau feutre abaissé sur les yeux, le T-shirt sombre, Renato promène inlassablement sur toutes les scènes du monde son pantalon large de coureur de pampas.
Bref, ne manquez sous aucun prétexte ce concert : ce sera pour vous une expérience musicale intéressante – je ne suis pas persuadé que vous écoutez de la musique traditionnelle gaucho mâtinée de jazz tous les jours ! – et un plaisir des yeux et des oreilles – les musiciens impressionnent tant par leur maestria que par leur sympathie naturelle.
Luke Jerram is a name you should hear once or twice over the next few weeks as two of the multidisciplinary artist’s larger scale works will soon be to be seen and heard not so far away from here. More
Having a great CD review in the main newspapers and major classical magazines is a goal every artist and music label wants to achieve, because this great review will eventually boost the CD sales. In previous blogposts, we wondered whether the use of classical music in tv ads could bring more people to listen to Mozart, Liszt & Co.
Currently, labels and artists should definitely add one address in their mailing lists, Haruki Murakami‘s! His latest novel, Colorless Tsukuru Tazaki and His Years of Pilgrimage “has created a surge in demand for “Years of Pilgrimage,” particularly as performed by Lazar Berman. (Provided by Universal Music)” The Asahi Shimbun writes: “After the novel went on sale, fans snapped up imported CDs of Berman performing the piece, and outlets throughout Japan sold out. Downloads of the piece on subscription sites also increased sharply. On some music distribution sites, the piece was temporarily ranked No. 1. The domestic CD version had been out of print, but Universal Music LLC quickly decided to get in on the action and plans to put the CD back on store racks from May 15.”
Murakami’s previous novel, the 1Q84 trilogy, created a similar peak in classical music sales when it went on sale in 2009, driving CD sales of the orchestra piece Sinfonietta by Czech composer Leoš Janáček.
Did you ever buy some classical music album because you read about it in a novel?
Didier
Le 28 mai sortira en France, le nouvel enregistrement de la jeune pianiste luxembourgeoise Cathy Krier – sortie officielle au Luxembourg le 14.06. A cette occasion deux concerts de présentation de l’enregistrement sont organisés : le 28 mai à l’Institut Goethe de Paris et le 27 juin à la Philharmonie Luxembourg. Deux occasions pour apprécier le talent de cette jeune pianiste qui réaffirme avec ce nouveau projet sa grande maturité d’interprète.
Pour patienter d’ici là, voici la vidéo de présentation tournée à la Philharmonie il y a quelques semaines: