Kulturministerin Octavie Modert und der Präsident des Verwaltungsrates Pierre Ahlborn freuen sich über die Bestellung von Herrn Stephan Gehmacher zum Generaldirektor des Etablissement public Salle de Concerts Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte.
Stephan Gehmacher ist aktuell in München Manager des Symphonieorchesters des Bayerischen Rundfunks, das unter der künstlerischen Leitung von Chefdirigent Mariss Jansons steht. Er wird zu Beginn der Saison 2013/14 ab dem 1. September 2013 in Luxemburg den Posten des Generaldirektors der Philharmonie und des Orchestre Philharmonique du Luxembourg übernehmen und die Nachfolge von Matthias Naske antreten. Herr Gehmacher wird sich in den nächsten Monaten in engem Austausch mit dem jetzigen Generaldirektor M. Naske mit seinen neuen Aufgaben vertraut machen und dem Etablissement public ab dem 1.8.2013zur Verfügung stehen. Die formelle Übergabe der Funktion wird am 1.9.2013 erfolgen.
Jeudi dernier, j’assistais au 3e volet du cycle Brahms / Szymanowski du chef Gergiev et de son London Symphony Orchestra à la Philharmonie Luxembourg. Enfin ce fut plutôt Szymanowski / Szymanowski pour moi, car j’ai dû quitter la salle à l’entracte pour des raisons de transports en commun et de grippe en devenir… mouais, triste époque.
Ce soir, là, j’étais en décalage avec le public de la Philharmonie. Oh, ça arrive parfois. Je vous raconte.
En première partie, deux solistes donnaient le la : le pianiste Denis Matsuev sur la Symphonie n°4 (Symphonie concertante) pour piano et orchestre (1932) et le violoniste Leonidas Kavakos sur le Concerto pour violon et orchestre n°2 (1932-1933) de Szymanowski.
Deux œuvres « sœurs », composées la même année, comme le sont parallèlement le Concerto pour violon et orchestre n°1 du compositeur et sa Symphonie n°3 (dite « Chant de la Nuit ») (1916).
La Symphonie Concertante et Denis Matsuev ont ouvert la soirée. Je ne connaissais pas ce pianiste et j’assistais à ma première symphonie concertante en live. Soirée découverte, donc. Pour petit rappel, la symphonie concertante (cf. en bas de page, la “symphony concertante pour les nuls”) est un genre « hybride » entre le concerto et la symphonie, une symphonie dans laquelle un ou plusieurs solistes sont mis en avant – ici le piano, comme vous l’aurez deviné.
Comme pour un concerto pour piano, le piano était placé en avant de la scène, devant le chef lui-même. Je me suis demandée si cette mise en place était une volonté du chef ou si c’était l’usage des concertantes… (Réponse plus loin) L’orchestre était au grand complet, et Denis Matsuev avait même une tourneuse de page (première fois que j’en voyais une dans le Grand Auditorium).
Côté musique, le LSO était fidèle à lui-même. Grande souplesse des cordes, grande musicalité. Je me suis régalée. La fin explosive du premier mouvement m’a donné envie d’applaudir (mais c’eut été illégal). Je sautillais sur mon siège. Oui, parfois j’ai vraiment très envie d’applaudir.
Et le premier violon… Ah le premier violon… Quoi, je ne vous ai jamais parlé du premier violon du LSO ? Ce violon est une merveille. Je l’avais repéré en octobre aux deux premiers concerts du cycle Brahms / Szymanowski en me disant « Il FAUT que je leur en parle ». Alors, voilà. Je vous en parle. Son nom est Roman Simovic et il joue merveilleusement bien. J’attendais ses petits solos avec impatience et il ne m’a pas déçue. S’enchanter pour un soliste de l’orchestre, c’est ça aussi le charme du concert classique. La musique jaillit de chaque instrument en un tout mélodieux. Et puis soudain, une phrase vous fait sortir de la rêverie qui vous accompagnait jusqu’ici. Et vous le voyez. Lui. Le magicien. Celui dont la voix sort du tout, virevolte au dessus de l’orchestre et s’empare de votre souffle l’espace d’un instant. (*) Je me souviens ainsi d’un cor du Chicago Symphony Orchestra avec mon cher Riccardo Muti, d’un violoncelle de l’Orchestra of the Age of Enlightenment dirigé ce soir là par Sir Simon Rattle, et puis désormais de ce premier violon.
Mais le « vrai » soliste du soir était au piano : Denis Matsuev. Il est de ces pianistes au « jeu sur une fesse » (cc Benjamin Zander – n’imaginez rien de plus que l’image d’un pianiste jouant sur une fesse, si, si.). J’aime les musiciens dans lesquels transparaît la musique et lui en fait partie. Il vivait littéralement la concertante et moi avec lui. A l’entracte j’ai surpris une dame dire à une de ses amies « Oh, tu as vu le pianiste, il était tout fou, il sautait sur son siège ! » Et son toucher… du velours. Un velours qui n’entachait pas la rigueur du morceau. Au contraire. Il lui donnait encore plus de dimension.
La place du piano au sein de l’orchestre était d’ailleurs particulière. Je découvrais là la singularité de la concertante. La très grande majorité des concertos pour un instrument auxquels j’ai assisté donnait la première voix au soliste, devant le chef : le soliste joue l’œuvre et le chef dirige l’orchestre. En apercevant le piano au premier plan de la scène, je me suis demandée si le jeu de la Symphonie Concertante serait ainsi. Mais pas du tout. Malgré sa place de premier ordre, le piano faisait partie intégrante de l’orchestre. Bien sûr, il avait une voix plus importante que le reste de l’orchestre, mais il ne tenait certainement pas tête au chef. Le chef le dirigeait comme il dirigeait le reste des musiciens. Le piano était… concertant.
Bref, vous l’aurez compris, cette symphonie m’a vraiment plu. Et j’ai regretté que le public ne couvre pas le pianiste et l’orchestre de ces « Bravos » chers au genre. La salle était conquise mais j’aurais aimé encore plus d’enthousiasme.
Cet enthousiasme est venu. Mais moi je l’étais alors un peu moins.
On passait à la seconde œuvre de la première partie : le Concerto pour violon et orchestre n°2 de Szymanowski, dont le solo était donné au violoniste Leonidas Kavakos.
Une jolie interprétation. L’orchestre a maintenu son excellence et le soliste a parfaitement joué ce concerto. Mais il manquait quelque chose. Ce petit quelque chose qui me fait vibrer, me fait frissonner. Un petit quelque chose de taille en fait. Le grain de malice qui captive mon regard et mon esprit durant toute l’interprétation. Et ici, pas de frissons, pas de petites étoiles dans les yeux. Fait de la grippe qui s’abattait sournoisement sur moi ? Non. Juste une interprétation parfaitement lisse. Alors pendant les 23 minutes du concerto, j’ai lu et relu la biographie du violoniste pour le connaître un peu mieux. (Oui, parfois je fais ce genre de choses bizarres.)
Et puis la baguette du chef s’est abaissée. Et là, bim. Les bravos ont fusé. Vous voyez, parfois le public et moi faisons deux. Je serais bien allée questionner les rangs pour savoir pourquoi le violon méritait plus de bravos que le pianiste, mais la température de mon front et l’horaire du dernier Metrolor (**) me disait qu’il était malheureusement temps d’abandonner le navire. Non sans remords, car la 4e de Brahms se joua ce soir là sans moi.
N.B. : La symphonie concertante pour les nuls !
Comme des dizaines de questions torturaient mes neurones à la suite de ce concert, je me suis renseignée auprès de mon ami et chef d’orchestre lui-même Nicolas Nebout, qui m’a appris plein de choses sur la fameuse symphonie concertante :
« Effectivement une symphonie concertante laisse en général une place plus importante à l’ensemble, tout en donnant une voix prépondérante à un ou plusieurs instruments solistes. […] Historiquement, la « Sinfonia » nomme au départ l’ouverture d’opéra. Il en découle la « Symphonie ». La « symphonie concertante » reprend la notion de dialogue entre les instruments de l’orchestre, comme une sorte d’opéra instrumental. Le principe d’une symphonie concertante pour un seul instrument et orchestre est ainsi paradoxal si l’on considère les origines du genre. […]
Dans le cas de Szymanowski, il s’agit véritablement d’une symphonie qui donne une voix prépondérante au piano, mais ce dernier reste néanmoins au sein de l’orchestre, physiquement et quelque part symboliquement.
Pour répondre à ta question, oui, pour une symphonie concertante, le chef est certainement plus en « contrôle » que dans un concerto, mais étant donné que la symphonie concertante de Szymanowski est à un seul instrument soliste, on est vraiment à mi-chemin entre symphonie et concerto. Selon le pianiste, tu aurais peut-être vu des choses très différentes, avec un chef beaucoup plus influencé par le soliste que le contraire…
Enfin, la place du piano devant le chef est davantage acoustique et reflète bien le caractère symphonique avant tout, il y a un dialogue au sein de l’orchestre, et pas uniquement entre le soliste et l’orchestre. »
(*) Cette phrase peut évidemment se mettre au féminin.
(**) Le métro des Lorrains, si, si.
A Dip in the Lake konzipierte John Cage für Chicago und Umgebung, die Partitur enthält jedoch eine Anleitung zur Übertragung auf andere Städte: 427 Adressen sind per Zufall festzulegen und anschließend ebenso zufällig in 10 Gruppen von je 2, 61 Gruppen von 3 und 56 Gruppen von 4 Adressen zu ordnen. Das entspricht 10 Quicksteps im 2/4-Takt, 61 Walzern im 3/4-Takt und 56 Märschen im 4/4-Takt. An jedem der 427 Orte sollen jeweils die dort angetroffenen Klänge angehört oder aufgenommen werden, man kann aber wahlweise dort auch etwas aufführen.
Ähnlich wie bei dem ein Jahr vorher entstandenen New-York-Stück Forty-Nine Waltzes for the Five Boroughs lässt sich auf Basis von A Dip in the Lake also eine Art Stadtplan oder Wanderkarte herstellen, die einen präzise gebauten Handlungsrahmen mit dem kompletten Zufall verbindet. (Der Titel des Stücks deutet an, dass in Chicago einige der zufällig bestimmten Punkte in den Michigan-See fielen.)
Die Luxemburger Pfadfindergruppe Les Lions Bleus Bonnevoie hat für das Festival rainy days 2012 — mit Hilfe von Stadtplänen, Dartpfeilen, Wanderschuhen, MP3- Rekordern u.v.a. — quer durch alle Altersgruppen im November 2012 eine Version von A Dip in the Lake in der Stadt Luxemburg realisiert.
Bernhard Günther
We met Eivind Gullberg Jensen a couple of days before his two concerts with the OPL and Martin Fröst. Discover the gifted, good-humoured and accessible Norwegian conductor in these two videos and find out, among other things, what he thinks of the orchestra and why he’s happy not having been “thrown” on the conductor market aged 20…
Didier
Interview with Martin Fröst: http://blog.philharmonie.lu/frost/